En ce début de saison 2026, nous vous rappelons les principaux points de vigilance relatifs à la mise en œuvre d'activités tractées comme moyen pédagogique dans le cadre d'un enseignement de la voile. Pour rappel, l’activité peut être proposée comme un moyen pédagogique, dans le cadre d‘une prestation d’enseignement de la voile sur le support considéré (Kite, wingfoil, windfoil).
Les diplômes voile et kite permettent l'encadrement des activités de foil, ce dernier n’étant pas un support mais simplement une évolution de nos pratiques. Le fait de tracter un foil fait partie de l'accompagnement dans l'apprentissage de cette pratique. Il est donc possible d'inclure dans le cycle d'apprentissage, des temps de mise en place de foil tracté. Toutefois, ce qui n'est pas possible, c'est de proposer une offre exclusivement basée sur du foil tracté, par exemple, stage foil 100% tracté. Il faut donc rester dans la limite de l'activité tractée accessoire à l'activité d'enseignement voile en foil. Elle ne peut donc pas être proposée dans une offre d’activité tractée commercialisée en tant que telle. Elle doit respecter les dispositions réglementaires en vigueur dans la zone de navigation concernée.
Plusieurs points à respecter :
1 - La pratique : Elle est uniquement diurne, au-delà des 300 mètres, à moins de 2 milles d’un abri et emprunte les chenaux prescrits ou réservés aux sports nautiques de vitesse pour transiter sur zone.
2 - Navire tracteur : il doit être signalé par une flamme fluorescente orange de 2 mètres afin d’assurer sa visibilité. Il doit avoir la capacité d’embarquer l’ensemble des pratiquants et des équipiers. En zones Atlantique et Nord, il est en outre rappelé que le navire doit permettre un accès à bord adéquat.
3 - La remorque : Elle doit être de couleur vive et flottante.
4 - Les pratiquants : Ils doivent porter un équipement individuel de flottabilité conforme à la division 240, en zones Atlantique et nord ils sont de couleurs vives.
5 - La conduite du navire tracteur et la surveillance de l’activité : dans le cadre d’une pratique individuelle de loisir, deux personnes doivent être présentes à bord du navire tracteur : l’une conduit le navire, l’autre surveille la remorque et réalise, si nécessaire, les manœuvres d’urgence. Ce surveillant doit être en âge de passer le permis de conduire les navires à moteur, soit âgé de plus de 16 ans. Dans un cadre commercial, en zone méditerranée, le lien de dépendance entre le surveillant et la structure apparaît nécessaire.
Les obligations dépendent des arrêtés préfectoraux de votre façade maritime, les règles ne sont donc pas toutes les mêmes en fonction des zones territoriales. Les informations rappelées ici visent avant tout à vous permettre d’identifier les principaux points de vigilance, sans remplacer la consultation des textes applicables localement.